L’ASSEMBLÉE AUTORISE L’AUTOCONSERVATION DES OVOCYTES

Les députés ont adopté hier soir, par 35 voix pour et 5 voix contre, l’article du projet de loi bioéthique permettant l’autoconservation de gamètes pour des grossesses futures. Des limites d’âges devraient être ultérieurement fixées par décret.

L’Assemblée est, en revanche, revenue sur un amendement voté en commission contre l’avis du gouvernement, qui autorisait des établissements privés à but lucratif à réaliser prélèvement et conservation des gamètes. Seuls des établissements publics ou privés, mais à but non lucratif, pourront le faire. Une décision dont la cohérence est difficile à percevoir tant il est évident qu’elle ira contre l’intérêt des patientes : on peut d’ors et déjà prévoir un allongement des files d’attente dans des centres publics sous-dimensionnés pour faire face à la demande, obligeant les patientes à prendre, comme c’est le cas aujourd’hui, le chemin de l’exil vers des cieux plus cléments…Un parcours où ne seront éligibles que celles disposant de très substantiels moyens financiers : en matière d’égalité des chances, on a déjà connu mieux ! Comme s’il ne suffisait pas, à force de défiance envers les praticiens de statut libéral, d’avoir littéralement vidé certains territoires de ce pays d’une grande partie de ses professionnels de santé ! Et cela, au nom d’un dogmatisme inavoué mais bien ancré dans certains esprits, qui voudrait que l’exercice vertueux de la médecine soit l’apanage exclusif du secteur public ! Faisons confiance à la sagesse de nos sénateurs pour ramener tout le monde à la raison et rétablir une équité de traitement entre centres privés et centres publics.

By |2019-09-29T11:53:10+00:0028 septembre, 2019|Categories: BIOÉTHIQUE, TECHNIQUES EN PMA|Tags: , , |Commentaires fermés sur L’ASSEMBLÉE AUTORISE L’AUTOCONSERVATION DES OVOCYTES

UNE PÉTITION APPELLE À LA LÉGALISATION EN FRANCE DE LA TECHNIQUE DE « CRIBLAGE GÉNÉTIQUE PRÉIMPLANTATOIRE » (PGS).

Autorisée et pratiquée dans tous les pays développés, la technique de criblage génétique préimplantatoire ou PGS (Prenatal Genetic Screening) est, à ce jour, interdite en France. À l’heure où est discutée à l’Assemblée nationale la loi de bioéthique, une pétition appelle à sa légalisation, en mettant en avant tous les bénéfices que peuvent en attendre les couples investis dans un projet de PMA. La mise en oeuvre de cette technique augmente les chances de réussite d’une tentative de FIV, et contribue à réduire le risque de devoir recourir à une interruption volontaire de grossesse en cas d’anomalie grave sur le foetus détectée après les 10 semaines de gestation.

Cette pétition peut être consultée ici

By |2019-09-27T20:17:13+00:0027 septembre, 2019|Categories: BIOÉTHIQUE, TECHNIQUES EN PMA|Tags: , , , , , |Commentaires fermés sur UNE PÉTITION APPELLE À LA LÉGALISATION EN FRANCE DE LA TECHNIQUE DE « CRIBLAGE GÉNÉTIQUE PRÉIMPLANTATOIRE » (PGS).

RÉFLEXION AUTOUR DU DIAGNOSTIC PRÉIMPLANTATOIRE : UNE PATIENTE INTERROGE LES DÉCIDEURS.

Nous avons souhaité mettre en ligne ce texte dont l’auteur est une patiente ayant suivi un parcours de FIV. Il est destiné aux députés et sénateurs sur le point de discuter de la révision de la loi de bioéthique, auxquels l’auteur s’adresse via un courrier au magazine ELLE. Fruit de son expérience, son plaidoyer en faveur du Diagnostic préimplantatoire (DPI) nous apparait d’autant plus précieux qu’il procède très concrètement du douloureux vécu d’un couple et non de pré-supposés déconnectés des réalités du terrain. Ce témoignage éclairera la réflexion de tous les décideurs impliqués dans l’élaboration du nouveau projet de loi de bioéthique, et contribuera à mobiliser les couples concernés.

Je m’adresse à vous à propos d’un sujet important et actuel qui concerne de nombreuses femmes qui suivent un parcours de fertilité compliqué, et lectrice de Elle depuis longtemps, je sais que c’est le magazine féminin qui traite le plus souvent, et avec pertinence et précision, du sujet de la PMA. J’espère donc que vous accepterez de traiter de ce sujet.

Le gouvernement français vient de refuser la légalisation d’une technique qui améliorerait considérablement les chances de succès d’une FIV (et diminuerait d’autant les risques de fausse-couches ou d’avortements post-1er timestre) : le diagnostic des embryons avant transfert dans l’utérus maternel (aussi dénommé technique de criblage génétique préimplantatoire).

Cette technique permettrait le dépistage avant le transfert d’anomalies génétiques qui rendraient ces embryons non viables. Cette technique est largement utilisée dans de nombreux pays développés, mais en France elle reste interdite.  (suite…)

By |2019-09-11T15:36:31+00:0011 septembre, 2019|Categories: BIOÉTHIQUE, TECHNIQUES EN PMA|Tags: , , , , , |Commentaires fermés sur RÉFLEXION AUTOUR DU DIAGNOSTIC PRÉIMPLANTATOIRE : UNE PATIENTE INTERROGE LES DÉCIDEURS.

VERS UN DÉDOMMAGEMENT DU DON D’OVOCYTES ?

Tel est en effet le souhait émis par nombre de professionnels français de la PMA. Les auditions en cours à la commission de l’Assemblée nationale avant la prochaine révision de la loi de bioéthique ont été, pour eux, l’occasion de rappeler une de leurs requêtes récurrentes concernant le dédommagement du don de gamètes. À ceux qui ne manqueront pas de pointer un risque de dérive marchande de la procréation médicalement assistée, il convient de rappeler tout ce qu’un don d’ovocytes signifie pour les donneuses : à savoir une stimulation ovarienne, des prises de sang répétées, des échographies et enfin la ponction elle même. Tout cela est loin d’être anodin et ne peut pas être qualifié de prestation tarifée. Il serait bien plus juste de parler d’une compensation, à hauteur des contraintes inhérentes à cet acte. Les praticiens de PMA rappellent que la France est à ce jour un des rares pays à ériger en principe intangible la gratuité totale des dons de gamètes. Ceci, au nom de principes éthiques parfaitement recevables, mais ayant pour effet induit une pénurie de gamètes (notamment des ovocytes en raison d’une procédure particulièrement contraignante pour les donneuses) qui amène nombre de couples, in fine, à s’adresser à des centres étrangers. Une très regrettable confusion s’est hélas installée dans les esprit, associant don d’organe, dont la gratuité doit impérativement être conservée, et don d’ovocytes qui doit donner lieu à compensation eu égard aux contraintes qu’il impose à la donneuse. Ce distingo a été intégré de longue date à l’étranger dans les pays où le don d’ovocyte donne lieu à une compensation financière.

Deux articles récents peuvent être consultés à ce sujet :

 

 

By |2019-09-10T15:53:01+00:0010 septembre, 2019|Categories: BIOÉTHIQUE|Tags: , , , , , , |Commentaires fermés sur VERS UN DÉDOMMAGEMENT DU DON D’OVOCYTES ?

QUID DU DIAGNOSTIC GÉNÉTIQUE PRÉ-IMPLANTATOIRE DANS LE PROJET DE LOI DE BIOÉTHIQUE ?

L’analyse génétique de son ADN a mauvaise presse sous nos latitudes. Eline Chivot (analyste en politique publique pour le think tank Center for Data Innovation) plaide, dans un article du site Web Contrepoints du 24 Juillet 2019, pour un assouplissement de la loi de bioéthique et pour que soit levée «l’interdiction faite aux Français d’accéder à une information précieuse sur leur propre héritage génétique, potentiellement essentielle à leur santé et économiquement bénéfique». «La France est l’un des rares pays européens où les progrès fulgurants du séquençage génomique ne semblent pas appréciés à leur juste valeur», rappelle-t-elle (https://www.contrepoints.org/2019/07/24/349722-tests-genetiques-pourquoi-la-france-doit-assouplir-sa-loi-bioethique). Mais, comme bien souvent dans notre pays, la pratique précède et dicte la loi, et on estime ainsi que 100 000 Français se sont déjà adressés à des entreprises étrangères (principalement américaines) pour réaliser une analyse génétique de leur ADN destinée à identifier certaines prédispositions à certaines pathologies, éventuellement susceptibles être transmises à leur descendance. «Malgré le risque de s’exposer à de lourdes sanctions (à partir de 3750 euros et jusqu’à 15 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement), ce sont environ 100 000 Français qui commandent chaque année ces produits auprès d’entreprises génétiques, notamment AncestryDNA, 23andMe, MyHeritage, FamilyTreeDNA, ou IGenea».

S’agissant du cas des embryons conçus dans le cadre des FIV, un article mis en ligne sur le site web du Journal International de Médecine ( jim.fr ) s’inquiète du fait que le prochain texte de loi de bioéthique, dont le Parlement entamera la discussion d’ici quelques semaines, fasse l’impasse sur les tests génétiques pré-implantatoires. Terme tabou et mécaniquement associé à eugénisme, l’analyse génétique pré-implantatoire des embryons dans le cadre de CERTAINES fécondations in vitro, mérite, à tout le moins d’être discuté. Son objectif est en effet de rechercher des anomalies génomiques susceptibles être à l’origine d’échecs répétés de PMA et d’éviter des grossesses multiples par un recours trop fréquent à l’implantation de plusieurs embryons. L’enjeu, rappelle Pierre Jouannet dans le magazine de l’INSERM, est d’améliorer les techniques d’AMP – moins de cycles de traitements et de risque de grossesse multiple – et donc la santé des femmes et des enfants tout en diminuant le coût de l’AMP (Pierre Jouannet, Bernard Baertschi et Jean-Francois Guérin. Paris : INSERM et les éditions LeMuscadier, mai 2019).

Faisant écho à la volonté de nombre de praticiens de PMA français, René Frydman, dans un entretien au Journal du Dimanche https://www.lejdd.fr/Societe/Sante/Rene-Frydman-Pourquoi-il-faut-changer-la-loi-sur-la-PMA-839806 plaide pour un assouplissement des conditions d’un recours à l’analyse génétique de l’embryon, aujourd’hui trop encadré et réservé aux couples qui risquent de transmettre à leur enfant une maladie génétique d’une particulière gravité, identifiée au moment où la démarche est initiée.

Comme le relève très justement l’article du JIM, «on peut observer que dans une société où la transparence est érigée en objectif constant (ne serait-ce que vis-à-vis des parents génétiques des enfants nés grâce à un don de sperme !), où l’on promeut l’indépendance des patients et la décision éclairée, le refus ne serait-ce que de réfléchir à l’encadrement de ces tests est singulier».

By |2019-09-27T20:21:49+00:001 septembre, 2019|Categories: BIOÉTHIQUE|Tags: , , , , |Commentaires fermés sur QUID DU DIAGNOSTIC GÉNÉTIQUE PRÉ-IMPLANTATOIRE DANS LE PROJET DE LOI DE BIOÉTHIQUE ?

DERNIÈRES VIDÉOS MISES EN LIGNE

Le monitoring de la croissance embryonnaire par la technique du Time-Lapse

Autoconservation des ovocytes : Non au traitement discriminatoire des centres privés

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